Du désir d’être enfant
Par Vincent, le 7 janvier 2010 à 16h43
L’infantilisme (aussi connu sous le nom de autonépiophilie) implique entre autres un désir d’être traité comme un enfant.
En principe, ce n’est pas un désir permanent : l’individu infantiliste n’a pas envie de redevenir un enfant ou un bébé pour toujours (sauf dans de graves cas pathologiques). Il ne tient pas à abandonner définitivement sa vie sociale d’adulte, sa vie professionnelle, ses amis, ses reponsabilités, etc.
Ici, il s’agit d’un peu plus qu’une simple nostalgie de l’enfance comme c’est le cas pour certains adultes qui écoutent les génériques des dessins animés de leur enfance.
La plupart des infantilistes se réservent des moments dans leur emploi du temps pour assouvir ces besoins, pour oublier les responsabilités et le quotidien. Pour moi, cela correspond à un besoin de délaisser temporairement le stress de la « vie de grand », de m’évader, un peu comme certains le feraient avec la lecture.
Ce que je recherche en particulier dans ces moments, c’est de l’attention (quelqu’un qui s’occupe de moi et qui veille sur moi) et de la tendresse (câlins et amour tels qu’on les apporterait à un enfant, et non un adulte). Je transfère le « contrôle » momentanément à une personne qui va prendre soin de moi, je profite de cette insouciance retrouvée.
Par ailleurs, mon infantilisme se retranscrit aussi parfois dans ma vie d’adulte : il m’arrive d’être intéressé, voire émerveillé par les mêmes choses que les enfants, comme certains jouets ou livres. Et même en adulte, je dors avec mon doudou lapin. J’aime sauter dans les flaques d’eau ou marcher en équilibre sur le bord d’un trottoir. J’aime imaginer, blotti dans ma couette, que mon lit est un vaisseau spatial.
C’est peut-être aussi le lot de ceux qui ont conservé leur âme d’enfant… ![]()
Commentaires
Il y a 5 commentaires sur l'article “Du désir d’être enfant”.
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Merci d’ avoir bien défini ce que recherche la personne infantile. Je le suis moi même tout en restant adulte, mais pour nous le plus dur c’est de trouver une compagne voilà.
bonjour ma question esque’que linfantilisme se soigne a 100% commemt on peut le soigne,il y t’il des medecins au des psy,qui pourait nous aide,mais pas des voleurs
j’ai aussi se probleme la depuis plus de 20ans et des fois sa m’enerve d’encore faire l’enfant,et de lautres sense je me sens bien,je suis entre 2 feu,
je me comporte en un enfant aupres des gens que j’aime,et que je me sens bien,et qui s’occuppe de moi,mais des fois je me sens si ridicule a faire sa,et des personnes qui sont comme moi,nous sommes normal au pas,au on et vraimemt inormal de faire cela,sait vrai je rechercher de lamour et de linfection et que’on s’occuppe de moi comme un enfant,mais parfois on ne connait plus nos limide a faire lenfant,sait comme on se gere plus soit meme,
et si une personnes pourait m’aide a cela merci mes complimemt derik.m
Bonjour,
L’infantilisme paraphilique, tout comme le fétichisme, n’est pas une maladie. Il faut simplement apprendre à l’accepter et à vivre avec. Si vraiment cela vous pose des problèmes dans vos relations avec les autres, ou que vous n’y parvenez pas seul, alors oui, vous devrez consulter un spécialiste qui pourra vous aider.
Flora, le 18 décembre 10
Bonjour,
L’infantilisme n’est pas une maladie ou une tare, c’est un état, un trait de personnalité comme un autre.Il est possible de vivre avec, de façon raisonnable et discrète à la fois dans la vie sociale.Il est probablement plus facile de le vivre en tant que célibataire, cependant si vous devez vivre en couple, je pense qu’il vaut mieux aborder la question avec le conjoint, plutôt que de le vivre en cachette.
personnellement je le vis très bien sans la moindre frustration dans le travail, la vie sociale,en célibataire.En revanche lorsque je me trouve en présence de mes proches, je ne pratique jamais l’infantilisme et ce n’est pas un problème. Adulte et d’âge adulte,je ne suis infantile que dans le choix de mon mode de vie intime. je souhaite toutefois converser plus précisément avec un homme d’environ 50 ans et peut-être plus pour amitié avec qui je peux partager ceci adepte ou non merci à vous.
Nathalie,AB/DL
Bonsoir,
L’infantilisme est un état d’esprit, et n’affecte en rien les facultés intellectuelles, ni sociales à proprement parler dans la mesure ou la personne est capable de faire face à son besoin irrépressible de manière rationnelle.
Pourquoi en être venue à pratiquer l’infantilisme :
Mon histoire en bref…
J’éprouve cette attirance pour les couches depuis plus de 20 ans.
Attirance non fondée dès l’âge de 10 ans, puis pratique de temps à autre du port de couches jetables dès l’âge de 19 ans en foyer religieux et ce, temporairement par la suite.
Mes pratiques sont les suivantes :
J’utilise des couches lavables quotidiennement 24h/24 depuis 1 année consécutive choix écologique, mais beaucoup plus onéreux en investissement.
Je porte également des grenouillères d’adultes vendues sur site Français.Quelques vêtements de BB adultes également.
Pour les boissons utilisation journalière de 2 biberons.Quelques jouets de BB, mais en fait je m’y intéresse très peu.
Peut-être 2 raisons qui m’ont amenée à cette pratique.
1)Education parentale: du plus loin que je me souvienne, dès l’âge de 4,5 ans mère présente, affectueuse, sociable et irréprochable ;
Père présent au foyer, névrosé peu sociable, jaloux, et excessivement autoritaire.
2) Facteur environnemental dans l’exercice de la profession du personnel médical en maison de retraite en 2009, ce qui contribue psychologiquement au maintien de mon mode de vie infantile sur le plan intime en tant que célibataire. Ce mode de vie est pour moi très gérable dans la vie sociale, dans le domaine du travail également ; en revanche aucune pratique infantiliste en présence de ma famille. Personnellement, je le vit très bien sans aucune frustration, et je n’éprouve aucunement le besoin absolu de partager ceci avec un partenaire. Mais si s’était le cas je pense qu’il est plus convenable d’aborder le sujet, quitte à se faire accepté(e), ou bien de se faire rejeter peu importe mais il faut savoir s’accepter ainsi, et être à même de recevoir un refus.
merci à toute personne prête à lire ce témoignage sans porter le moindre jugement.
Nathalie